Qui sommes-nous

À propos de la mission de Naïm

D'où vient notre nom, qui porte cette mission, et comment nous avançons.

Pourquoi ce nom ?

Naïm renvoie à un passage de l'Évangile reçu dans la prière (Luc 7, 11-16). À la porte de la ville de Naïm, Jésus va à la rencontre d'une procession funéraire : une veuve conduit son fils unique au tombeau. Il est saisi de compassion, s'approche, rend la vie à l'enfant et il le rend à sa mère. La foule reconnaît alors que Dieu a visité son peuple.

Tout y est : rejoindre, consoler, espérer et rendre. Naïm ne garde rien pour elle : elle remet sa mission à l'Église locale qu'elle est venue servir. C'est en quelque sorte Dieu qui vient visiter son peuple. C'est une mission en Église catholique qui vient compléter l'aide humanitaire.

Portrait de Carine Neveu, fondatrice de Naïm, souriante en extérieur

La fondatrice

Aujourd'hui, Carine Neveu est Vierge Consacrée et missionnaire pour le diocèse de Tours.

Née dans une famille non croyante, Carine Neveu découvre la foi catholique à 23 ans. En 2000, à 25 ans, elle reçoit le baptême dans les eaux du Jourdain. Depuis 1998, elle n'a jamais cessé de partir.

Diplômée en solidarité internationale, elle travaille pour des ONG au Chili puis en Indonésie, en situation d'urgence après des catastrophes naturelles, dans des camps de déplacés. Elle y constate partout la même chose : on apporte beaucoup de matériel, et ce matériel est nécessaire, mais la dimension humaine, fraternelle et spirituelle est trop souvent absente. Dans les camps, auprès des enfants de la rue, dans les prisons.

Or, ces personnes le réclament et en ont besoin pour se reconstruire. Elles en témoignent lors des missions vécues. Une femme rencontrée dans un camp lui a lancé : « On en a marre de recevoir des choses. Ce dont on a besoin aujourd'hui, c'est d'espérance, c'est de croire que la vie est à nouveau possible. » C'est de là qu'est né le choix de partir dans ces lieux-là, pour y porter cette dimension-là.

En 2007, elle se consacre au Seigneur et devient laïque consacrée. Les missions s'enchaînent, en Amérique latine surtout : les prisons, les hôpitaux d'enfants, les milieux psychiatriques, la rue.

En 2015, un évêque lui fait confiance et l'envoie : sa mission se spécialise alors auprès des réfugiés et des déplacés, en écho à ce qu'elle avait vécu comme jeune professionnelle dans l'humanitaire. En 2021, elle fonde l'association Naïm Espérance (aidée par Fidesco en tant qu'expert-conseil) pour structurer et déployer cette présence. Le volet France s'ouvre au même moment, et prend depuis une place de plus en plus grande.

L'association

L'association qui porte la mission s'appelle Naïm Espérance. C'est une association loi 1901, en lien de communion avec le diocèse de Tours. Mission Naïm est le nom sous lequel nous nous présentons au quotidien. Le mot Espérance n'apparaît pas dans ce nom d'usage, mais il n'a pas quitté la mission : c'est l'espérance qui aide ces personnes à choisir la vie et à se remettre debout.

L'association est animée par une équipe de bénévoles. Ce sont eux qui rendent la mission possible : sans le travail qu'ils donnent ici, rien ne partirait là-bas. Merci à eux.

Le cœur de la mission

Se faire tout à tous. C'est une démarche de foi catholique, qui s'ouvre à toutes les confessions parce que la compassion est universelle.

Partir les mains vides et le cœur plein. C'est une mission eucharistique : aller laver les pieds de ses frères, là où ils sont.

Carine Neveu auprès d'une famille lors d'une visite sur le terrain

Notre manière d'être avec eux

  • La présence

    Être avec, d'abord. Avant de faire quoi que ce soit.

  • La gratuité

    Construire l'amitié avec nos frères et sœurs en humanité, en les rejoignant là où ils sont.

Quand on connaît les personnes par leur prénom, on oublie le contexte, on se rend tout simplement disponible. Et de là, elles retrouvent leur dignité et la joie de vivre. Le tout dans la discrétion.

Le rythme d'une année

Six à sept mois à l'étranger, de novembre à mai. Cinq à six mois en France, de juin à octobre. Chaque année, le même mouvement : partir, puis revenir témoigner.

Comment nous sommes envoyés

Nous ne partons jamais seuls, ni de notre propre initiative. Naïm répond à la demande d'une Église locale (un diocèse, une paroisse, une congrégation) et travaille en collaboration étroite avec elle, sur place, pendant toute la durée de la mission. Parfois c'est elle qui appelle, parfois c'est nous qui proposons. Dans tous les cas, c'est elle qui connaît le mieux le contexte et les besoins locaux : nous venons les servir.

Parfois, de jeunes missionnaires, souvent de jeunes femmes, rejoignent Carine pour quelques mois. C'est chaque fois une belle expérience de mission partagée. Ces départs se font à titre personnel.

Couverture du livre « J'ai choisi de suivre le Christ parmi les pauvres » de Carine Neveu

Le livre du parcours de la fondatrice

« J'ai choisi de suivre le Christ parmi les pauvres » (éditions Artège) : le récit de sa conversion, de ses années auprès des enfants des rues et des réfugiés, et de la naissance de Naïm.